Pictogramme toxique : signification, étiquetage des produits toxiques. Ce qu’il faut retenir.

Pictogramme toxique

Le pictogramme toxique SGH06 a été introduit par le Règlement CLP

Ce pictogramme a été introduit en Europe par le Règlement CLP (CE) n°1272/20018. Ce règlement définit les règles de classification, d’étiquetage et d’emballage des substances et mélanges dangereux. Il s’appuie sur les règles établies par le SGH (Système Général Harmonisé) ou GHS (Globally Harmonised System of Classification and Labelling of Chemicals).

Le symbole toxique signale des effets graves ou mortels qui apparaissent très rapidement

Ils peuvent agir très rapidement sur la santé (une seule exposition peut suffire), contrairement aux produits qui agissent à long terme (exposition chronique).

L’action se porte sur l’appareil respiratoire, le système circulatoire, le système nerveux. Les symptômes en cas d’exposition sont : des tremblements, vomissements, convulsions, une perte de connaissance, le coma. Sans action rapide, ils peuvent entraîner le  décès de la personne exposée.

Les produits signalés par le pictogramme toxique sont très dangereux s’ils pénètrent dans l’organisme :

  • Par la peau (voie cutanée),
  • Par les poumons (inhalation)
  • Par ingestion (voie orale).

Les substances et mélanges chimiques peuvent être sous forme de gaz, vapeur, brouillard, poussières ou liquide.

Afin d’étiqueter vos produits chimiques, n’hésitez-pas à utiliser le kit  » pictogramme CLP à télécharger« .

Toxicité aiguë : définition

La toxicité aiguë d’une substance ou d’un mélange correspond aux effets indésirables qui se manifestent après administration, par voie orale ou cutanée, d’une dose unique ou de plusieurs doses réparties sur un intervalle de temps de 24 heures, ou suite à une exposition par inhalation de 4 heures.

DL50, CL50, ETA : évaluation de la toxicité d’une substance

Les produits toxiques sont classés en plusieurs catégories selon la « puissance » de toxicité. Ces catégories sont attribuées selon les valeurs de toxicité aiguë , exprimées en valeurs d’estimation de la DL 50 (orale, cutanée) ou CL 50 (inhalation) ou en estimations de la toxicité aiguë (ETA).

DL50 = Dose létale 50

La DL50 ou dose létale 50 mesure la dose de substance causant la mort de 50 % d’une population animale donnée (souvent des souris ou des rats) dans des conditions d’expérimentation précises. Elle s’exprime en milligrammes de matière active par kilogramme d’animal. Plus cette dose est faible, et plus la substance est toxique.

CL50 = Concentration létale 50

La CL50 mesure la concentration de la substance dans l’air qui provoque la mort de 50 % des animaux de laboratoire au cours de la période d’observation. Plus cette dose est faible, plus la substance est toxique.

ETA (Estimation de Toxicité Aiguë)

Pour des raisons éthiques, ces 2 tests ne sont plus pratiqués. La DL50 et la CL50 sont désormais remplacés par l’ETA (Estimation de Toxicité Aiguë).

Etiquetage CLP des produits toxiques

Les produits toxiques doivent être étiquetés par le fournisseur du produit et réétiquetés en cas de transvasement dans un contenant secondaire.

Le tableau ci-dessous est extrait de l’annexe I du Règlement CLP (« Prescriptions relatives à la classification et à l’étiquetage des substances et mélanges dangereux »).

Pour chaque catégorie (définie selon la « puissance » de toxicité), le tableau précise les mentions d’avertissement, mentions de dangers et conseils de prudence obligatoires.

La catégorie 1 correspond à la catégorie la plus toxique. Les produits « nocifs » de catégorie 4 ne sont pas représentés dans cet article car ils sont identifiés avec le pictogramme « point d’exclamation ».

 

Exemples de produits toxiques

Voici quelques exemples de produits toxiques présents sur les lieux de travail : acrylonitrile, méthanol, oxyde d’éthylène, sulfure d’hydrogène, etc.

Utiliser des produits toxiques en sécurité : mesures de prévention

Afin de prévenir les intoxications, la manipulation de ces produits nécessite des précautions de sécurité renforcées. Au préalable, il convient de rechercher des solutions de substitution. Si cela n’est pas possible, l’employeur devra évaluer les risques dans le Document Unique. Il est indispensable de mettre en place des mesures de protection collective (aspiration, ventilation), de confiner le procédé, de fournir des EPI (Equipements de protection individuelle) et de former les salariés.

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